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Le conseil du jardinier : évitez les chevaux dans le potager !

18 novembre 2017 / Christine Laurent (Reporterre)



La journée était consacrée à l’art du compost automnal quand... la pouliche du voisin a débarqué. Jolie, mais les rangs de mâche ont souffert.

La pluie est annoncée pour tout le week-end, mais l’envie de prendre l’air est plus forte que l’humidité dans l’air. Il fait doux et entre les averses, je peux poursuivre la préparation du jardin pour l’hiver : une couche de compost - environ deux seaux par mètre carré - recouverte d’un paillage de feuilles mortes.

Chaque année nous nous promettons de semer des engrais verts. Ce sont des plantes qui captent l’azote de l’air. Des légumineuses comme le sarrasin, la phacélie, la vesce ou la moutarde que l’on plante, non pas pour les récolter, mais pour occuper le terrain. On les fauche et on les laisse se décomposer sur place avant la culture suivante. Semés à l’automne, ils vont couvrir la terre tout l’hiver, l’aérer en y plongeant leurs racines et la fertiliser jusqu’au printemps. Mais voilà, nous avons raté le moment de le faire car l’automne est arrivé trop tard !

Les feuilles des arbres ont aussi leurs qualités. Elles étouffent les herbes folles, protègent la terre, attirent les populations de vers de terre. Elles sont composées de pectine, de cellulose et de lignine, des super-molécules qui emprisonnent de nombreux éléments minéraux tels que calcium, potassium, sodium, magnésium, soufre, phosphore. Lorsque les feuilles se décomposent en humus, ces éléments sont relâchés dans le sol et contribuent à son amélioration.

Pin Up, la pouliche d’un voisin du centre équestre m’a suivie et s’est faufilée derrière moi et ma brouette ! On se croirait dans un feuilleton de Martine, moi essayant de raisonner l’animal tandis qu’il se déplace allègrement sur les buttes avec ses gros sabots pour manger les restes des courges, des pieds de fraisiers... J’ai fini par laisser la pouliche et partir à la recherche de son propriétaire.

À cette saison, les dégâts sont minimes. Seuls quelques mètres carrés de mâche ont souffert !

Les racines des ocas du Pérou

Le feuillage des ocas du Pérou est complètement ratatiné. Ce doit être le moment de la récolte. Celle-ci aurait sans doute été plus abondante si j’avais butté davantage les tiges de la plante sur lesquelles se développent les tubercules. Je ramasse un bon kilo de racines blanches et roses très lisses. J’en déplace sur un autre espace que j’enfouis dans la terre. Les pommes de terre supportent bien les basses températures et ressortent en mai. Pourquoi n’en serait-il pas de même avec les ocas !




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Lire aussi : La chronique du Jardin sans pétrole

Source et photos : Christine Laurent pour Reporterre

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